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La politique religieuse de Victor-Amédée II : calcul politique ou zèle religieux ? Le confinement des Vaudois et le rôle du clergé catholique dans les espaces alpins du Piémont à la fin du XVIIe siècle [May 16, 2013]

 Summary

L'étude s'occupe de deux questions en parallèle et étroitement liées : le rapport de la Cour de Savoie avec les sujets non catholiques et le déclin progressif des missions du Clergé régulier qui dans les siècles précédents avait eu le monopole sur la conversion des réformés et sur l’éducation des catholiques et des convertis. La politique religieuse adoptée par Victor-Amédée II est la confirmation du difficile rôle joué par le Piémont au XVIIIe siècle : territoire de frontière contesté par la France, l'Etat savoyard a essayé de conquérir un espace autonome par rapport au très puissant voisin, en cherchant de nouvelles alliances en Europe. Dans ce jeu de pouvoir et d'équilibre, la présence des sujets vaudois dans les vallées occidentales du duché a acquis une nouvelle signification : initialement le duc a conduit des campagnes de persécution contre eux, puis, dans une tentative de se libérer de l'hégémonie française et de récupérer les territoires alpins occidentaux occupés par le cardinal de Richelieu en 1630, il a participé à la Ligue d'Augsbourg ; ensuite il a conclus des alliances avec l'Empire et l'Angleterre et par un calcul politicien il a cessé de persécuter les Vaudois pour obtenir leur appui dans la guerre contre la France, commencée en 1690. Avec sa participation à la guerre de Succession d'Espagne (1701-171Victor-Amédée a continué sa politique anti-française. La paix d'Utrecht en 1713 et les bonnes relations avec les autres puissances européennes lui ont permis d'obtenir le titre royal et le Piémont a connu un rôle désormais projeté vers la péninsule italienne, un signe de l'abandon progressif de sa condition d’État transfrontalier. Il y avait donc la nécessité de transformer le duché en État moderne, grâce à des réformes dans le champ politique, juridique, administratif, universitaire et religieux, selon une ligne juridictionaliste qui mit Victor-Amédée en état d'affrontement avec le Saint-Siège. Les actions du roi allaient donc vers un remplacement progressif des ecclésiastiques qui avaient été employés dans le passé pour l'éducation des catholiques, la conversion des réformés et l’aide aux pauvres. Les changements ouvrirent une nouvelle saison pour le duché qui devint royaume : désormais la présence de l'État était décisive dans le processus de centralisation des pouvoirs et de transformation moderne de la bureaucratie et de la juridiction. L'étude s'occupe de deux questions en parallèle et étroitement liées : le rapport de la Cour de Savoie avec les sujets non catholiques et le déclin progressif des missions du Clergé régulier qui dans les siècles précédents avait eu le monopole sur la conversion des réformés et sur l’éducation des catholiques et des convertis. La politique religieuse adoptée par Victor-Amédée II est la confirmation du difficile rôle joué par le Piémont au XVIIIe siècle : territoire de frontière contesté par la France, l'Etat savoyard a essayé de conquérir un espace autonome par rapport au très puissant voisin, en cherchant de nouvelles alliances en Europe. Dans ce jeu de pouvoir et d'équilibre, la présence des sujets vaudois dans les vallées occidentales du duché a acquis une nouvelle signification : initialement le duc a conduit des campagnes de persécution contre eux, puis, dans une tentative de se libérer de l'hégémonie française et de récupérer les territoires alpins occidentaux occupés par le cardinal de Richelieu en 1630, il a participé à la Ligue d'Augsbourg ; ensuite il a conclus des alliances avec l'Empire et l'Angleterre et par un calcul politicien il a cessé de persécuter les Vaudois pour obtenir leur appui dans la guerre contre la France, commencée en 1690. Avec sa participation à la guerre de Succession d'Espagne (1701-171Victor-Amédée a continué sa politique anti-française. La paix d'Utrecht en 1713 et les bonnes relations avec les autres puissances européennes lui ont permis d'obtenir le titre royal et le Piémont a connu un rôle désormais projeté vers la péninsule italienne, un signe de l'abandon progressif de sa condition d’État transfrontalier. Il y avait donc la nécessité de transformer le duché en État moderne, grâce à des réformes dans le champ politique, juridique, administratif, universitaire et religieux, selon une ligne juridictionaliste qui mit Victor-Amédée en état d'affrontement avec le Saint-Siège. Les actions du roi allaient donc vers un remplacement progressif des ecclésiastiques qui avaient été employés dans le passé pour l'éducation des catholiques, la conversion des réformés et l’aide aux pauvres. Les changements ouvrirent une nouvelle saison pour le duché qui devint royaume : désormais la présence de l'État était décisive dans le processus de centralisation des pouvoirs et de transformation moderne de la bureaucratie et de la juridiction.

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